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Issu d’une famille nomade d’ethnie Bwaba, Zaky Diarra apprend la musique dès son enfance en suivant son père Sidiki Diarra, maître de tama (tambour de parole) et son oncle Bakari Kone. Il apprend alors le chant et le balafon en traversant les villages au fil de grandes cérémonies. C’est à cette même période qu’en rencontrant les Dozos (chasseurs), il découvre leur musique ainsi que la pratique et la fabrication du n’goni (harpe luth).

A partir de 1998, avec le groupe « Saramaya » puis avec «Allah-Mankono», Zaky découvre le jazz en France et choisit peu à peu de mêler les instruments occidentaux à ceux qu’il pratique depuis son enfance (kora pentatonique, n’goni, balafon, djembé), s’inspirant du répertoire traditionnel pour composer sa musique et ses textes.

Avec le groupe « Occidentale Indigène » puis « Kanazoé Orchestra », il joue au Canada (Francofolies et Nuits d’Afrique de Montréal), en Europe, en France et en Afrique de l’Ouest. Dans les années qui suivent, Zaky compose la musique d’une pièce de théâtre, monte des ateliers d’éveil musical pour des crèches ; à Toulouse, il met en place un conte musical pendant le festival Rio Loco avec 120 classes, accueillant plus d’une centaine d’enfants sur une journée clôturée par un immense concert.

Qu’il soit seul, en duo ou accompagné d’un groupe, Zaky chante en bambara et en français. Il fait résonner le n’goni, son instrument de prédilection, au long de ses compositions marquées par sa touche personnelle qu’il nomme « le bruit des arbres et des oiseaux ». Sa voix envoûtante accompagne des textes abordant l’amour universel, l’écologie, l’immigration ou actuellement l’indépendance économique de l’Afrique. Plus récemment, de sa rencontre avec Debajyoti Sanyal est né un projet de création unissant cordes et percussions africaines et indiennes.

Comme Bobo Dioulasso qui se trouve à la croisée du Mali, de la Côte d’Ivoire et du Ghana, sa musique est un carrefour entre Afrique et Occident.

©Odile